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Certains sont allés voir "de l'autre côté du miroir": Serge BRINDEAU, Brigitte RICHTER, MOREAU DU MANS, Joël SADELER, DAGADES.
Certains se sont arrêtés de l'autre côté de la rue…
Certains sont proches sans s'affilier…
Certains font un bout de chemin, partent puis reviennent … bref : c'est assez vivant, les poètes.
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Serge-Constant Brindeau est né le 30 avril 1925 au Mans (Sarthe). Il est décédé à Paris, le 27 avril 1997. Son père, Constant Brindeau, grand blessé de la guerre 1914-1918, était fonctionnaire à la Manufacture des Tabacs du Mans.
Serge Brindeau, selon les convictions de sa mère, suivit une éducation religieuse jusqu'à dix-huit ans. En classe de philosophie son maître, Yvon Belaval, lui permit d'élargir ses horizons. |
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Il habita successivement Paris, Soissons, Le Raincy et de nouveau Paris.
Ecrivant des poèmes depuis l'âge de quinze à seize ans, passionné de Victor Hugo, il va partager sa vie entre l'enseignement de la philosophie (au lycée du Raincy) et la poésie. Il collabore à de nombreuses revues comme Iô, le Pont de l'épée... Il participe à de nombreuses conférences (Allemagne, Israël, Japon) ainsi qu'à de multiples colloques organisés par les universités de Saint-Etienne, Nantes et Angers sur Gabriel Cousin, René-Guy Cadou (il fait en 1962 un essai sur trois poètes : Reverdy, Cadou, Marissel), l'Ecole de Rochefort, Michel Seuphor, Hervé Bazin, Loire/Littérature, Pierre Reverdy, Edmond Humeau, Michel Manoll, Luc Bérimont, Jean Bouhier, Jean Rousselot, André Dhôtel, Marcel Béalu. Il voulait "vivre avec les hommes de son temps", écrire avec des mots simples. C'est dans cet esprit qu'il écrit, en 1964, avec Jean Breton, Poésie pour vivre, "le manifeste de l'homme ordinaire". Dès 1969, il fait partie du comité de rédaction de la revue populaire Poésie I (poésie à un franc) qui aura 136 numéros. En 1973, aux éditions Saint-Germain-des-Prés, paraît La Poésie contemporaine de langue française depuis 1945, un panorama de mille pages - le premier du genre pour cette période - qui fait le point critique sur l'oeuvre de tous les poètes français et francophones. "Un livre indispensable", selon Robert Sabatier, qui, par ailleurs, définit ainsi la poésie de Serge Brindeau :
"Le poème est concret et allusif. Il oblige à contempler ce que le spectateur aux aguets a lui-même ressenti, métamorphosé au gré de sa réflexion morale ou philosophique... On trouve une recherche d'innocence première... Son art est celui du miniaturiste soucieux d'enclore dans un petit espace tout un univers". Une poésie laconique, dont le poète lui-même sait nous donner quelques clés : "dans ces superpositions d'impressions, cette apparence de fragmentation, se glisse le sentiment - ambigu - d'une présence métaphysique".
Animateur de clubs de poésie, auteur d'une vingtaine de recueils de poèmes, Serge Brindeau avait reçu le prix Foulon-de-Vaulx de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son oeuvre et il était chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres. |
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| En poésie, il est l'auteur de : |
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L'Ordre des Mots (Millas Martin - 1954) |
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Mentions marginales (Les Hommes sans Epaules - 1954) |
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Soleils en Biais (Chambelland - 1962) |
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Poèmes pour quelque temps (Millas Martin - 1968) |
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Où va le jour (Chambelland -1968) |
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Quand nous parlons à peine (Editions des Prouvaires - 1979) |
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Notons, parmi les nombreux recueils publiés aux éditions Saint-Germain-des-Prés, une anthologie personnelle |
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Rivière de tout Bois (1985) |
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Le Toit résiste (L'Harmattan - 1995) |
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Empreintes d'un Parcours (Les Amis de la Poésie - 1997) |
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| Et aussi : |
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La Poésie contemporaine de Langue Française depuis 1945 (Saint-Germain-des-Prés - 1973) |
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