Certains sont allés voir "de l'autre côté du miroir": Serge BRINDEAU, Brigitte RICHTER, MOREAU DU MANS, Joël SADELER, DAGADES.
Certains se sont arrêtés de l'autre côté de la rue…
Certains sont proches sans s'affilier… Certains font un bout de chemin,  partent puis reviennent …  bref : c'est assez vivant, les poètes.
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L'exil "en mon pays lui-même" a accompagné tel un fil d'Ariane le profond besoin de dire qui m'habitait dans le no man's land où je survivais ; et l'écriture sous forme de poésie a envahi ma vie adulte. J'ai vécu aux marches de mon coeur et de ma mémoire des moments très forts en remettant mes pas dans ceux de l'enfance.
J'ai compris alors quelle charge de poésie celle-ci recelait dont je ne m'étais jamais souciée à sept ans : la mer qui avait été pour moi une compagne de jeux s'est identifiée à la mère universelle berçant mes chagrins, m'ouvrant des horizons, mais cruelle aussi qui me séparait du pays lointain. Le soleil, simple outil de bronzage et de chaleur, a pris une dimension initiatique, un dieu qu'on prie dans la grisaille des jours. Le sable est devenu sacré, porteur de tant d'histoires mortes avant d'avoir vécu,et le bleu dans lequel avait baigné mon enfance m'a submergée ainsi que les parfums d'autrefois.

Il n'est donc pas étonnant que j'aime en priorité les poètes d'exil, Saint-John Perse pour n'en citer qu'un, et ceux de l'enfance, Cadou par exemple. Cependant je garde une tendresse particulière pour Apollinaire notre père à tous et avant lui Nerval.
La Loire au plus près, 1999
Collection Les Petits Carrés
Actuellement et avec l'expérience, je pense que René Char représente la poésie contemporaine, sobre, nue, mais chargée de sens et je vois Jean-Michel Maulpoix comme le poète qui donnera au 21ème sècle son originalité. Quant à ma production personnelle de 14 minces plaquettes, elle pourrait tenir en un seul titre : Parole d'exil, préfacé par Camus spécialement revenu pour moi.
En 20 ans j'ai expérimenté différentes sortes de promotion pour faire sortir la poésie de l'ombre de son ghetto et ce avec mes pauvres moyens, une association locale.
La forme la plus porteuse me paraît être le mur : écrire sur un mur comme d'autres taguent, coller, suspendre avec au besoin l'aide de ces poètes que sont les plasticiens qui attirent l'oeil plus sûrement que nous.
En poésie, elle est l'auteur de :
La Loire au plus près (Donner à Voir - 1999)
Mémoire de l'arbre (Donner à Voir - 2003)
Le moi dormant (Gerbert - 1984)
Les derniers vents doux (Traces - 1990)
Itinéraire en Roussillon (Traces - 1994)